jeudi 15 octobre 2009

Beyrouth 1982: histoire vécue

Beyrouth 1982: histoire vécue

Par Méir Ben-Hayoun

Ce texte a été ma réaction à chaud à un article de Cyril de Pins paru pendant l'été 2008 dans le site causeur.fr
(
http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566) où l'auteur faisait l'éloge du film israélien d'animation "Valse avec Bachir" d'Ari Folman. Ce film a été récompensé par de nombreux oscars.

Mon nom est Méir Ben-Hayoun. Je réside dans l’implantation de Tekoa en Judée où tout le monde peut venir me rendre visite.
J’ai participé à la guerre au Liban dans les rangs de Tsahal en 1982. Je ne me reconnais absolument pas dans cette description de Cyril de Pins sur ce que veut montrer ce film d’Ari Folman que je n’ai pas encore vu. Comme quoi, l'agrégation de philosophie de Cyril de Pins ne permet pas de savoir toujours de quoi on parle. On ne peut pas en vouloir à Cyril de ne pas appréhender la réalité militaire israélienne au Liban il y a 26 ans lorsqu’il avait à peine 6 ans pour qu’il puisse la comparer à celle des conscrits d’Algérie bien qu’il existe des expériences analogues à tous les militaires. De la même manière, ce serait à côté de la plaque si moi-même devais rédiger une description de l’œuvre de Jacques Derrida, moi qui n’ai en philosophie que de vagues souvenirs de mes cours en classe de Terminale il y a trente ans.

Comme je suis d’origine française et que je crois pouvoir cerner l’univers culturel dans lequel Cyril de Pins évolue, je vais humblement et brièvement essayer de faire partager mes sentiments en tant que soldat juif au Liban à cette époque.
Je n’ai aucun refoulé du type décrit dans cet article et pourtant je me suis retrouvé à Beyrouth des semaines entières lors du blocus de la capitale libanaise pendant ce long et suffoquant été 1982. J’ai combattu aussi face aux syriens dans le Mont Liban, une région incroyablement belle. J’étais un jeune soldat du régiment Golani, un régiment d’infanterie de choc bien connu en Israël pour ses normes très strictes de combat. Nouvellement israélien arrivé même pas quatre années auparavant de France, cela avait été pour moi un défi accueilli avec enthousiasme, non sans difficulté cependant. Aujourd’hui, je me demande comment j’ai fait parce que les israéliens à l’époque, dans l’armée et dans cette unité en particulier, c’était des braves gars très directs, mais des durs de durs. La guerre était omniprésente partout et le gentil enfant juif de France que j’étais alors devait se mettre au diapason sans délai. J’étais un gosse juif natif d’Afrique du Nord, qui venait d’une cité du département de la Seine-Saint-Denis (93) pour rejoindre les combattants de l'armée de l'Etat d'Israël.

Je me souviens de la peur au ventre et des combats, des copains tués, des blessés, des corps éclatés de l’ennemi, des colonnes de prisonniers syriens ou palestiniens, des entrepôts d’armes à n’en plus finir, des gosses palestiniens qui tiraient des roquettes de RPG et qui se blessaient ne sachant prendre les mesures de sûreté avant d’actionner ce type d’armes. Je me souviens des hélicoptères syriens de fabrication françaises nous tirant dessus, des périodes interminables à ne rien faire si ce n’est nettoyer les armes, chercher un jerrycan pour prendre une douche approximative devant les libanaises, voilées ou pas, qui nous regardaient intensément en passant devant nous. En voyant des juifs à poil, elles se mettaient la main devant les yeux, les doigts écartés. Les hommes qui les accompagnaient contenaient difficilement leur rage à les voir jouer ce jeu. Pour nous, n’importe quoi était prétexte à la rigolade. On s’était accoutumé au danger et à la mort. On en devenait même imprudent si bien qu’il fallait sévir avec les plus jeunes pour qu’ils ne fassent pas de conneries fatales. Il y avait des moustiques et des mouches envahissantes - la coupe de monde de football en Espagne cette année-là, le « Mundial » - les Libanais sympathiques, commerçants sans pareil qui nous vendaient toute sorte de choses - des Chrétiennes super coquettes avec qui je parlais en français, dans ma langue maternelle - des villages chiites où il y avait partout des portraits de Khomeiny et des champs de haschisch - des Druzes contents de nous voir mais qui détestaient les Palestiniens et les Syriens mais qui voulaient surtout s’en prendre aux Chrétiens après avoir réglé le compte des Palestiniens - des Chrétiens maronites contents aussi de nous voir mais qui détestaient eux aussi les Druzes et les Syriens et qui voulaient avant tout se débarrasser des Syriens et des Palestiniens - des Palestiniens dans les camps de réfugiés où nous avions mis à genou leurs combattants mais qui nous demandaient de l’aide et des médicaments que nous leur avons fournis.
Ce n’est qu’alors que j’ai pu saisir la teneur des histoires de mon père, de mes oncles, de mes grand pères et de mes grand oncles qui avaient fait les différentes guerres dans l'armée nationale française.
Lorsque j’ai revu mon père qui lui avait fait la guerre d’Algérie dans les années 50 avant ma naissance, j’ai pu comprendre ce qu’il avait vécu mais d’autre part j’ai constaté la différence de nature entre mon expérience et la sienne. Les corvées de bois, on ne savait pas ce que c’était dans Tsahal. J’avais fait la guerre juste à quelques kilomètres au Nord de mon pays là où on tirait des Katiouchas sur les localités israéliennes et là où des attaques meurtrières avaient été lancées contre les civils israéliens.

Si je nourris une quelconque ambition de me faire connaître par la réalisation d’un film ou par la rédaction d’un livre en exploitant mon expérience de la guerre au Liban,, il me faudra tenter d’identifier mon expérience à celle des américains lors de la Guerre du Vietnam ou à celle des français lors de la Guerre d’Algérie – en surfant sur la vague politiquement correcte de "guerre absurde dans laquelle le jeune combattant ne sait pas pourquoi et pour qui il combat". Cela m’assurerait un succès de librairie certain. Mais pour cela, je devrais mentir sur mon expérience et ça n’aurait rien à voir avec l’opération Paix en Galilée de 1982 telle que je l'ai vécue.
J’ai bien peur qu’Ari Folman en réalisant ce film est tombé dans une telle tentation. Probablement, sans cela, il n’aurait pu faire parler de lui, ni de son film.Après ma démobilisation, ça n’a pas été facile après trois ans et demi d’armée et presque un an au Liban de se réadapter à la vie civile normale, sans uniforme à vêtir, sans flingue et sans grenade à portée de main. J’ai encore servi au Liban deux ou trois fois dans le cadre des réserves lorsque j’étais étudiant à l’Université hébraïque de Jérusalem jusqu'en 1986.

Aujourd’hui, 26 ans plus tard, je suis très fier de m’être arraché de la voie toute tracée des jeunes bacheliers français qui intègrent immédiatement les études à la fac. Je suis très fier d’être venu vivre en Israël pour servir dans Tsahal. Ca n’a pas été toujours facile ; Ca m’a coûté mais je n’y aurai renoncé pour rien au monde. Pour moi combattre dans l’armée du peuple juif pour l’Etat juif, c’est un privilège que ni mon père, ni mes aïeux n’ont eu avant moi jusqu’à l’époque de nos ancêtres de la dernière grande rébellion judéenne contre Rome, la Révolte de Bar Kochba en l'an 135. Pour moi qui avais été élevé dans la Tradition juive et dans la conscience historique de notre peuple, cela revêtait donc une dimension non négligeable.

Je suis extrêmement fier d’avoir participé à ces évènements du Liban de 1982. Cela a été je crois le tournant de ma vie. Bien entendu, les copains morts, les combats, tout ça pèse sur l’estomac et on doit vivre avec. Je remercie le ciel de ne pas avoir été tué, ne serait-ce que pour mes enfants qui ont pu ainsi voir le jour. Je n’ai pas non plus été blessé et ne souffre d’aucune invalidité, grâce à Dieu. Je me suis probablement endurci mais je crois avoir préservé ma sensibilité et mon amour pour le genre humain. Mon expérience personnelle de cette guerre n’est cependant rien en comparaison à celle de mes aînés qui ont combattu les guerres précédentes en Israël, beaucoup plus terribles comme la Guerre de Kippour, la Guerre des Six Jours ou la Guerre d'Indépendance.Si je m’étais laissé aller à penser que j’avais combattu pour rien comme il est convenu de le proclamer, la seconde Intifada m’aurait rafraîchi la mémoire de façon cruelle. Les chefs terroristes et Arafat que nous avions expulsés vers Tunis furent invités à entrer dans la Terre d’Israël dans le cadre du traquenard mortel appelé accords d’Oslo. Cette fois-ci, c’est en tant que civil que je me suis trouvé en face d’eux à une distance de crachat de Jérusalem. C’était autrement plus dangereux. Ici les assassinés par les bombes vivantes, rien qu’à Jérusalem, femmes, vieillards et enfants juifs sont en quantité beaucoup plus nombreux que les victimes de Sabra et Chatila. La vision de corps déchiquetés après les explosions d'autobus à Jérusalem où je me suis retrouvé m'a été beaucoup plus pénible que nos combats au Liban. C'est beaucoup plus atroce de voir un bébé dont les morceaux ont été éparpillés sur un rayon de plusieurs mètres après une explosion dans un bus que d'être au combat à voir un pote qui s'est pris une balle dans la tête ou un éclat dans le ventre.
Là, j’ai regretté que la Guerre au Liban ne fut pas plus implacable et que nous n’ayons point exterminé le reste des forces d’Arafat à Beyrouth. Nous nous étions contentés d’un accord leur assurant la vie sauve en échange de leur départ de la capitale libanaise. C’est Mitterrand qui vint à leur rescousse en mettant à leur disposition un bâtiment français pour les évacuer du port de Beyrouth vers la Tunisie. Nous les avions dans nos lignes de mire, mais nous avions reçu l’ordre de ne pas ouvrir le feu lors de cette évacuation. Ari Folman doit s’en souvenir, mais il ne peut pas dire ou laisser entendre qu’il regrette de ne pas avoir désobéi aux ordres en ayant ouvert le feu sur Arafat. Moi, 26 ans plus tard, je regrette que nous n'ayons pas ouvert le feu sur Arafat et sur ses sbires fuyant Beyrouth. On l'a observé faisant le signe V de victoire et embarquer tranquillement sur le bateau affrété par le gouvernement français. Ce sont les amis tués dans les attentats ces dernières années qui suscitent chez moi ce sentiment de regret. Il est vrai que je n'étais qu'un simple sous-officier n'ayant aucun pouvoir de décision sauf celle d'ouvrir un bouton de ma chemise ou de boire l'eau de ma gourde. C’est en laissant Arafat et ses forces en vie que nous avons condamné les 1500 civils israéliens atrocement assassinés ces dernières années.
C’était donc pour cela que nous étions casqués et armés jusqu’aux dents à Beyrouth durant l’été 82 plutôt que de draguer les filles au teint halé sur les plages de la Méditerranée – pour empêcher les massacres que les arabes dits palestiniens voulaient et veulent toujours perpétrer contre les Juifs d’Israël. Le massacre de palestiniens par les milices chrétiennes libanaises dans les camps de Sabra et Chatila ne peut rien changer à cela. C’est regrettable, mais ce massacre ne fut pas un massacre perpétré par des Juifs, ni voulu par des Juifs. Le sentiment d’effroi devant les corps de ces civils massacrés ne peut pas nous faire perdre de vue que c’est un malheur beaucoup plus important que nous étions venus prévenir en faisant cette guerre, un malheur contre les nôtres, qui finalement est arrivé par les fous d'Oslo en dépit ou grâce aux accords de "paix".

Ah, j’allais oublier cette anecdote: une fois, un responsable libanais a interrogé un de nos gradés si nous soldats juifs, nous n’étions pas tous des homosexuels ou des impuissants ou si on nous faisait ingurgiter des produits qui altèrent la libido. Interloqué, le gradé lui a demandé pourquoi il posait cette question. Le libanais de lui répondre qu’à chaque fois que des forces étrangères, que ce soient des syriens, des palestiniens ou autres s’emparaient d’une zone au Liban à la suite de combats, ils violaient les femmes de l’ethnie adverse, alors que nous les israéliens nous n’avions violé personne. Le gradé lui répondit qu’il était désolé que les soldats israéliens n’aient pas su honorer la féminité libanaise. Cette anecdote est véridique.

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mercredi 14 octobre 2009

Se dire fidèle à l'identité d'Israël, en quoi cela consiste-t-il aujourd'hui?

Se dire fidèle à l'identité d'Israël, en quoi cela consiste-t-il aujourd'hui?

Par Méir Ben-Hayoun


Tout d'abord, les réponses sont aussi vastes et multiples que l'éventail de sensibilités juives que cette question interpelle. Mais il y a certaines lignes que notre époque houleuse et extraordinaire ne nous laisse point le loisir d'occulter.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous vivons une actualité que nous n'osions même plus rêver et qui pourtant formait l'objet même de nos espoirs et l'axe constitutif du canon de nos prières et de nos célébrations: l'an prochain à Jérusalem, le Retour des exilés, le Retour à Jérusalem, le Retour au Mont du Temple, nos ennemis vaincus.

Tout cela s'est réalisé dans la difficulté certes, mais c'était bien de cela dont il s'agissait. Ce processus a été enclenché depuis 1948 et reconfirmé de façon encore plus éclatante en 1967 et lors de la victoire de la Guerre de Yom Kippour. Mais serions-nous encore trop endormis pour ne pas nous en rendre compte? Les Rabbins, heureusement pas tous, parlent de tout sauf de l'essentiel. Ils parlent de cacherout, d'élévation spirituelle, de sensation d'harmonie à pratiquer la religion etc. C'est très bien, même très bien d'éveiller à la pratique des mitsvot. Mais Dieu, à travers ses prophètes nous a parlé surtout d'autre chose.

Qu'est ce qu'ont fait les Enfants d'Israël sous la direction de Josué? Ont-ils récité les Tehilim (Psaumes)? Probablement pas! Il n'y avait d'ailleurs pas encore de livre de Tehilim à cette époque. (Personnellement, je lis souvent les Tehilim, c'est même très recommandé). Les Enfants d'Israël avec Josué à leur tête se sont introduits dans le pays d'Israël et se sont engagés dans des guerres terribles de conquête. Une génération avant cela, il y en a qui n'ont pas voulu de ces guerres de conquête de la Terre d'Israël et ils ont entraîné le peuple avec eux. C'était pour des motivations réputées pieuses lors d'une certaine journée du 9 du mois de Av que ceux que la Torah nomme les "Explorateurs" ont engendré ce qui s'avèrera être l'archétype du malheur d'Israël, non pas la faute, mais la souillure des Explorateurs telle que cela est désigné par certains sages d'Israël. Qui étaient ces Explorateurs? Les princes de chacune des douze tribus d'Israël. C'est à dire les Sages, les Grands Rabbins dirait-on aujourd'hui. Sur douze de ces Explorateurs, seulement deux se sont prononcés en faveur de l'intrusion militaire immédiate en Terre d'Israël.

Josué fils de Noun et Caleb fils de Yéfouné en phase avec l'injonction divine émise dans la Torah déclarèrent publiquement: "même si l'ennemi est plus fort, nous devons investir la Terre que Dieu nous a donnée et nous le vaincrons". La Tora et l'Histoire d'Israël on donné raison à Josué et à Caleb tandis que les dix autres Explorateurs sont tombés dans l'oubli et dans l'opprobre éternelle.

Quand on se sert du Shoulkhan Aroukh (code juif des préceptes de comportement), qui est très très important certes, pour occulter ou pour mettre de côté ces aspects territoriaux et nationaux de la parole divine à l'heure où, après 2000 ans d'exil, Dieu nous a ramenés à Sion et a livré nos ennemis entre nos mains, on ment aux Juifs par omission! C'est de l'hérésie, même si elle est émise par des gens qui se réclament de la Torah et de la religion juive et s'ornent de la parure de la sagesse.

Et ceux qui, dans une attitude ambiguë, veulent bien nous concéder que la Terre d'Israël est un pays juif possible, mais que l'essentiel ne réside pas à y résider ou à s'y attacher outre mesure, que l'essentiel réside dans un effort d'élévation spirituelle frisant l'abstraction et le folklore et dénué de la dimension collective et territoriale d'Israël, ceux-là mentent également et déforment la Torah et leurs grands chapeaux et leurs grandes barbes ne peuvent camoufler cela.

Alors il y en a qui vont parfois en Ukraine, à New York, à Paris ou à Djerba comme si là-bas c'était Sion, comme si là-bas c'était la Terre sainte que Dieu nous avait promise par l'entremise de tel ou tel illustre sage, et comme ce n'était pas le Bet Hamikdash à Jérusalem que Dieu nous avait demandé de construire et à y renouveler le sacerdoce des Cohen. Ou alors, en allant rechercher les racines juives en Pologne, à Alger, à Fez, à Meknès, à Vilna ou de façon morbide parfois à Auschwitz - comme si nos racines, ce n'était pas ici en Israel qu'elles étaient. Et pour cause, tous les grands sages d'Israël en Pologne, à Alger, à Fez, à Meknès, à Djerba, à Vilna, à Krakow, à Presbourg au travers des siècles, ne voyaient-ils pas leurs racines à Sion? N'ont-ils pas pleuré de chaudes larmes du fait d'être prisonniers dans l'abime ténébreux de l'exil, éloignés de Jérusalem à des époques où il était pratiquement impossible de s'y rendre? N'auraient-ils pas tout donné pour pouvoir échanger avec nous toutes leurs années de vie pour vivre ne serait-ce que cinq minutes de la possibilité que nous avons d'embrasser la poussière de la Terre d'Israël?

En 1948 et en 1967, Dieu nous a redonné la Terre d'Israël par des miracles inouïs en seulement quelques jours! Sans oublier de mentionner les braves Juifs et Juives qui ont donné leur vie pour cela et ceux qui ont combattu et sont restés en bonne santé. Ce ne serait pas Dieu qui aurait fait cela comme l'affirment certains qui se targuent de la stricte observance sous le prétexte que les Juifs d'Israël ne sont pas tous des Juifs pratiquants. Diatribes indignes qui ressemblent sur nombre de points à l'argumentaire des incroyants ou même à l'intox de nos pires ennemis. Alors si ce n'est pas Dieu qui a fait cela, c'est qui? Il faut être mystique au sens péjoratif du terme pour croire que notre force et notre savoir-faire seuls nous auraient permis de tels succès incroyables aux vues de l'Histoire universelle. A moins que nous nous imaginions être des super-héros de bande dessinée.

Il faut être conscient des évènements incroyables que nous vivons. Au lieu de cela, nous mettons le genou à terre et nous supplions les nations de nous comprendre et que nous leur répétons à usure que ce que nous faisons, c'est pour la paix tellement nous sommes un peuple épris d'humanisme et de démocratie et toute cette eau de rose que personne ne veut plus avaler, et avec raison d'ailleurs. Nous sommes là parce que nous sommes Israël, tout simplement!

Où alors, on ne fait que de la fausse piété avec tout un accoutrement exotique pour faire plus vrai, en se disant qu'on ne peut rien faire de bon en Israël si ce n'est prier tellement nous serions impies.

Des religieux s'occupent de religion comme si Dieu n'avait pas dit à Moise, avant même de lui parler de Torah - c'est d'ailleurs la Torah elle-même qui le dit: (Exode III, 7 et 8) " L'Éternel poursuivit: "J'ai vu, j'ai vu l'humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j'ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances. 8 Je suis donc intervenu pour le délivrer de la puissance égyptienne et pour le faire passer de cette contrée-là dans une contrée fertile et spacieuse, dans une terre ruisselante de lait et de miel, où habitent le Cananéen, le Héthéen, l'Amorréen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen."

Nous savons d'autre part que le Rassemblement des exilés et la reconstruction de souveraineté de la Nation d'Israël est la première phase de ce qui est appelé le processus messianique. En gros, c'est cela le sionisme peu ou prou: reconstruire la Nation d'Israël et y rassembler les Juifs de Diaspora. Il suffit d'allumer la télévision ou la radio pour savoir que ces initiatives sionistes suscitent une fièvre quasi universelle. En cela, ce que nous vivons aujourd'hui avec la réprobation pavlovienne d'Israël par les nations, cela doit nous réconforter. C'est un signe supplémentaire que c'est bien de la Nation d'Israel dont a parlé la Torah qu'il s'agit. C'est donc par là que passe notre Histoire, histoire commencée par Adam et reprise par Abraham l'Hébreu pour arriver jusqu'à son terme, l'avènement messianique.

Par conséquent, nous pouvons en toute sérénité nous engager dans la guerre pour anéantir nos ennemis proches et éloignés et extraire l'envahisseur des contrées de notre Terre sur lesquelles nous avons abdiqué pour des chimères de paix. Quarante deux ans après notre Retour sur le Mont du Temple, nous pouvons sérieusement envisager de reconstruire la Maison de Sainteté, le Bet Hamikdash tel que nous y adjoint le Tout puissant dès notre Retour à Sion. En cela, il faut reconnaitre la vérité même si elle a été dite cette semaine pas nos pires ennemis, les fondamentalistes nazislamistes, dans une tentative d'embraser une fois de plus la région: "les Juifs veulent construire leur IIIème Temple de Jérusalem." Ceci est vrai!


Quand l'objet même de nos articles de foi se réalise de façon aussi éclatante, il faut ouvrir les yeux et en prendre acte. Il faut orienter nos vies en fonction de cela et sauter dans le train en marche tant qu'il est encore temps et qu'il n'est pas trop éloigné. C'est cela l'identité d'Israël, s'insérer dans ces évènements, y participer et les vivre pour nous-mêmes et pour notre descendance, avec beaucoup d'autres choses également, mais certainement pas se confiner dans une petitesse de fausse piété superstitieuse.

mardi 7 juillet 2009

Pourquoi Gilad Shalit ne revient pas à la maison


Pourquoi Gilad Shalit ne revient pas à la maison


Par Moshé Feiglin

Paru sur Aroutz 7 le 02/07/09, traduit de l'hébreu par Méir Ben-Hayoun

La pénible chronique des militaires israéliens capturés par les organisations terroristes n'a pas débuté avec Gilad Shalit. Exception faite d'Elhanan Tanenbaum qui pour des raisons encore obscures, le Premier Ministre Ariel Sharon a exercé des pressions très fortes sur son cabinet et s'est entêté à payer une rançon folle pour sa libération, on remarquera que la dernière fois où des soldats sont revenus en vie après un échange de prisonniers fut en 1985, dans la transaction avec Ahmed Djibril [6 militaires israéliens prisonniers au Liban furent échangés contre 1150 terroristes condamnés à des peines de prison très lourdes, dont Kozo Okamoto] .

La liste des otages israéliens rendus morts ou encore disparus est longue et pénible: Ron Arad; les combattants de Giv'ati Rahamim Alshikh et Yossi Fink; les trois captifs du Mont Dov: Omar Sa'ouad, Benny Avraham et Ady Avitan; Nissim Tolédano, Ilan Saadoun, Avi Sasportas, Yaron Hen, Arieh Frankental, Ehoud Goldvasser et Ohad Regev. A part Nahshon Waxman, le gouvernement d'Israel a tenté de les faire libérer par un échange de prisonniers dans la même modalité qu'aujourd'hui il tente de le faire face aux geôliers de Gilad Shalit. Aucun de ces militaires n'a eu le bonheur de revenir à la maison.

Jusqu'au maudit échange de prisonniers avec Ahmed Djibril, la politique d'Israel en telles circonstances était toute autre. L'option privilégiée était le raid militaire même si parfois il pouvait tragiquement échouer, comme lors des opérations de sauvetage ratées des enfants d'Avivim (1972) ou de Maalot (1974). Parfois, l'opération pouvait réussir comme à Entebbé (1976). En général, le gouvernement refusait de négocier avec les preneurs d'otages et s'il négociait, le prix à payer était raisonnable comme le recommandent les sources juives. Pour recevoir des cadavres, on rendait des cadavres.

On peut tout à fait affirmer que la transaction avec Djibril et la libération en série de terroristes qui s'en suivit fut le catalyseur principal du déclenchement de la première intifada (1987). Le nombre d'Israéliens qui furent assassinés directement par ces assassins libérés et indirectement par l'influx de motivation au terrorisme par la présence de centaines de terroristes dispersés sur le terrain est nettement supérieur au nombre de militaires que cela avait permis de faire libérer.

Paradoxalement, 24 ans après qu'il fut décidé de faire libérer "à tout prix" nos militaires faits otages il s'avère que nos différents gouvernements ne sont pas parvenus à faire libérer un seul d'entre eux. En revanche, 2000 de nos citoyens, hommes, femmes et enfants ont été assassinés cruellement depuis.

Bien entendu, le concept "à tout prix" induit la libération de tous les terroristes emprisonnés en Israel. Cela ne signifie pas initier une opération guerrière, parce que la guerre est une chose négative par essence. De sorte qu'en réalité, il ne s'agit pas réellement de libérer nos otages "à tout prix". On peut douter que l'intention des manifestants pour la libération de Gilad est d'inciter à bombarder massivement Gaza et d'encaisser les condamnations et les mises au ban internationales, jusqu'à ce que le Hamas à genou libérât Gilad. Même couper le courant électrique à la Bande de Gaza est un prix que le gouvernement d'Israel ne peut se permettre pour un seul de ses soldats pris en otage. Quand on dit "à tout prix", cela signifie tout prix pacifique qui satisfera Shelly Yehimovitz (ndlt: membre de la Knesset pour le parti travailliste et ex présentatrice d'une émission quotidienne radiophonique très populaire) et les Quatre mères (mouvement pacifiste de mères de militaires pour le retrait de Tsahal du Sud Liban jusqu'en l'an 2000) et qui fera reluire l'image médiatique des politiciens qui en prendront l'initiative.

Durant ces dernières 24 années, l'expérience démontre cruellement que ceux qui affirment qu'il faut libérer Gilad à tout prix, de facto, condamnent ce dernier à une mort certaine. Je ne souhaite rien de plus que de me tromper en affirmant cela. Mais la vraie signification de "à tout prix" est en fait qu'il n'y a "aucun prix". Les assassins ont bien compris qu'en attendant patiemment, ils ne peuvent qu'en sortir gagnants. Plus ils sont cruels, inhumains et, empêchent les visites de la croix rouge et même s'ils exécutent l'otage et négocient le retour de son cadavre, la rançon qu'ils obtiendront des Israéliens ne fera qu'augmenter.
D'autant plus que le prix que les Israéliens sont pas prêts à payer n'inclut pas la guerre. L'emprisonnement des terroristes (dans des conditions de maison de repos) ne perturbe pas l'ennemi outre mesure. La situation optimale de leur point de vue est la poursuite de la conjoncture actuelle, à savoir qu'Israel est humilié et craque de plus en plus. Si Gilad était relâché, cela cesserait, alors pourquoi libérer Gilad?

"Il n'y a rien qui vaille la peine de mourir" chante John Lenon. Cette approche s'est enracinée chez nous lors de la Première Guerre du Liban. La manifestation des 400 000 (un chiffre tout ce qu'il y a de plus fantaisiste) [après Sabra et Chatila en septembre 1982], les associations des mères et tout le courant de gauche qui a relevé la tête pendant cette guerre ont promu ces conceptions postmodernes selon lesquelles la guerre est le mal absolu et tout ce qu'il reste à faire est de penser dans un autre paradigme que celui des rapports de forces et les choses s'arrangeront d'elles-mêmes.

Le film d'animation d'Ari Folman 'Valse avec Bashir", qui est un très bon film décrivant l'expérience de cette guerre, fait passer précisément ce message. C'est une guerre absurde sans raison et sans but. J'étais jeune officier d'active alors et je peux dire que ce n'était pas la sensation des militaires qui y participaient. Il s'avère que, comme pour toutes les expériences traversées dans la vie, la guerre aussi est vue à travers les lunettes qu'on apporte de la maison.

Depuis la Guerre du Liban, la gauche à mis sur le nez du peuple d'Israel des lunettes à travers lesquelles la guerre est illégitime et condamnable en tout circonstance. A partir ce cet instant, préserver la vie des militaires est devenue une valeur suprême. Après l'échange avec Djibril, quand l'ennemi a compris cela, la chance de revoir vivant un otage israélien est devenue infime. Dès que le slogan "ramener nos soldats vivants à la maison" est devenu le mot d'ordre essentiel, aucun prisonnier israélien n'est revenu vivant.

Il s'est passé autre chose il y a exactement 24 ans. Le gouvernement d'Israel a trahi et a abandonné à la geôle américaine son agent de renseignement, Yehonatan Pollard. Une relation étroite lie la pleine coopération du gouvernement d'Israel avec l'administration américain dans l'emprisonnement de notre frère Yehonatan et notre incapacité à ramener nos prisonniers à la maison. Le peuple d'Israel constitue un seul corps, que ce soit sur la Terre d'Israel ou en dehors. Quand l'infection de la trahison touche une partie de ce corps, cela s'étend à tous les membres.

Par les renseignements qu'il nous a fournis, Yéhonatan Pollard nous a permis d'éliminer en 1981 la menace constituée par le programme nucléaire irakien. Pourquoi a-t-il fait cela? Parce que nous sommes Juifs comme lui. Mais nous l'avons trahi et lâché en pâture aux lourdauds du complexe américain de défense qui ne savent toujours pas identifier leurs véritables ennemis et se font toujours surprendre comme le 11 septembre. Nous avons préféré nous voir comme des Israéliens et voir en lui un traitre américain. Quand nous tournons le dos à notre identité juive, nous ne sommes plus capables d'être fidèles même à notre identité israélienne
.

dimanche 7 juin 2009

Malheur au monde libre d'avoir Obama pour dirigeant

Malheur au monde libre d'avoir Obama pour dirigeant


Par Yossi Blum Halévy* –
Paru sur Aroutz 7, traduit par Méir Ben-Hayoun



Le discours du Président des Etats Unis d'Amérique Obama au Caire le 4 juin 2009 sera voué à l'opprobre éternel. En cette journée-ci, le monde a vu le dirigeant de la seule super puissance, le leader des nations éprises de liberté, de paix et de coexistence prononcer un discours qui n'était qu'abdication, flagornerie, soumission et servilité à la force montante du Djihad islamique mondial. La grandeur américaine ne sera plus qu'un souvenir. La nation qui a vu des présidents héroïques, épris de liberté, de paix, de droits de l'homme et de démocratie tels Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Franklin D. Roosevelt, Harry Truman, Eisenhower, J.F. Kennedy et Ronald Reagan a vu stupéfaite son nouveau président renouer avec l'esprit défaitiste de Munich 1938. L'Amérique tétanisée voit son président recycler l'attitude de Chamberlain qui brandissait le document "la paix en son temps" de sinistre mémoire, portant la signature de Hitler.

Les dirigeants du monde libre ont plié genou l'un après l'autre devant l'islamisme. Ils ont accepté ses moeurs vestimentaires, ses foulards. Ils se sont délectés de la "finesse de son antique tradition". Il se sont prosternés en lui baisant la main. Ils ont loué et magnifié "sa grandeur d'âme", "l'humanité du Coran", ses contributions à la science, son intégration dans l'économie, dans la vie sociale et dans la science aux Etats-Unis et dans le monde.

Pas un mot critique ni la moindre allusion sur cette religion aux centaines de millions de fidèles qui canonise la mort pour la guerre sainte et pour le Djihad mondial, qui prône le prosélytisme et l'intolérance la plus radicale envers ceux qui n'y croient pas. Une religion qui ne peut vivre dans la coexistence avec d'autres confessions. Une religion dont la conception sociale méprise les valeurs de l'Occident, la démocratie, l'égalité des sexes et les droits de l'Homme. Une religion dont les fidèles sont prêts à assassiner ou à se faire tuer et où on peut assassiner pour des vétilles de questions d'honneur ou pour des expressions de libre créativité, de satires et de critiques artistiques.

Tout en dénonçant à juste titre l'époque abomindable de l'esclavage aux Etats Unis, Obama aurait bien été avisé de mentionner également la part des Arabes dans la traite des Noirs qui a vidé l'Afrique de ses habitants et a été la cause de l'extermination de millions d'êtres humains péris dans les déserts, dans les jungles et dans les navires qui les acheminaient vers le continent américain.

Ce discours du président américain donne l'impression que l'Humanité revient aux terrifiantes journées de la fin des années 30, lorsque les Nazis réalisèrent toutes leurs aspirations criminelles résumées dans le slogan "territoires contre la paix" - la "paix maintenant" en échange des Sudètes d'abord et ensuite de la Tchécoslovaquie toute entière - la paix pour l'Anschluss avec l'Autriche, la paix pour la violation des accords de Versailles et l'armement effréné de l'Allemagne qui causa un carnage d'ampleur sans précédent; la paix pour l'abandon du peuple juif en Allemagne puis dans toute l'Europe; la paix du Traité Molotov-Von Ribbentrop pour avaler la Pologne, une paix de soumission à l'axe du mal nazi-italien-japonais, une paix de honte qui mena à une absence de paix, à la Shoah et à un désastre planétaire sans précédent où furent exterminés 6 millions de Juifs et 44 millions de personnes de diverses nations.






La face de la génération de notre temps est celle d'un chien - à la tête basse, qui frétille de la queue, qui aboie et attend une caresse et les encouragements d'un Occident hédoniste inondé d'immigrants arabes dominateurs , et de l'islam qui s'éveille dans un Tiers monde où le terrorisme global trouve refuge et caution religieuse.




En ces journées noires il y a 70 ans, au milieu de cette tragédie, des hommes d'état courageux se sont dressés, des dirigeants comme Churchill, Roosevelt et De Gaulle. Des dirigeants qui ne se sont pas laissés tenter par la popularité facile. En Grande Bretagne, suite à l'effondrement de toute l'Europe, Churchill prononça son fameux discours lors des terribles journées du blitzkrieg, alors que l'Allemagne se préparait à envahir les îles britanniques. "Nous combattrons dans les champs et sur les plages, nous combattrons dans les montagnes, nous combattrons dans les collines et nous n'abdiquerons jamais." Un an plus tard, le 8 décembre 1941, le président Roosevelt prononça au Congrès le discours de déclaration de guerre à l'Allemagne et au Japon après l'offensive japonaise sur Pearl-Harbor: "Ce jour qui sera gravé dans les mémoires pour toujours est le jour où toute l'Amérique se met en marche pour défendre les valeurs de liberté et de démocratie et ne cessera point de combattre jusqu'à l'anéantissement sans condition de l'agressivité criminelle des tyrans."

Pourrait-on imaginer ce qu'aurait pu être le destin de l'Humanité si la politique de ces distingués dirigeants avait été inspirée par le défaitisme du discours d'Obama? Le désintérêt pour la vérité historique, la corrélation sotte avec laquelle Obama a lié le souvenir de la Shoah avec le sort du peuple palestinien qui s'est attiré sur lui-même le malheur, après que les pays arabes avaient tenté en 1948 d'exterminer l'Etat d'Israel et d'en jeter ses habitants à la mer.

Malheur au monde libre dont Obama est le dirigeant!

D'où provient cette effronterie d'un président, aussi illustre soit-il, de décréter en opposition flagrante aux données historiques de culture universelle que les territoires de Judée-Samarie et de Gaza sont des territoires occupés et que les implantations sont illégales? Quel droit lui confère d'exiger l'inacceptable gel de toute construction et développement naturel dans les localités de Judée-Samarie et à Jérusalem en violation à toute moralité, à la justice et la loi?




Sur la même lancée, Obama accepte sans rechigner le potentiel nucléaire de l'Iran "pour des besoins non militaires" alors qu'il exige qu'Israel se conforme aux exigences de la charte de non prolifération des armes atomiques. Les intentions de la nouvelle administration américaine d'instaurer le dialogue avec l'Iran surviennent avec en arrière fond l'échec américain en Iraq, parallèlement à la campagne militaire qui s'embourbe en Afghanistan et dont l'objectif était d'empêcher les Talibans et Al Qaeda de prendre contrôle du Pakistan et de son arsenal nucléaire. Les Etats-Unis veulent évacuer leurs troupes d'Iraq jusqu'en 2010 et y laisser un régime pro-occidental. Obama ferait mieux de se rafraichir la mémoire et de se souvenir du traité de paix signé par Kissinger en 1972 à Paris avec la République nord vietnamienne dans l'espoir que le régime sud-vietnamien pouvait prendre les affaires en main sur le terrain évacué par les Américains. Malgré l'armement massif et leur soutien économique, les Etats-Unis n'ont pas réussi à maintenir le régime corrompu du Sud-Vietnam. Peu après leu retrait, le Sud-Vietnam ainsi que sa capitale Saïgon tombèrent entre les mains des Communistes. Quelque chose de semblable risque d'arriver en Iraq après que l'Iran et la Syrie y prennent le contrôle par le truchement de la majorité chiite. Dans cet effet domino, tomberont ensuite la Jordanie et les Etats du Golfe persique sur lesquels l'Iran a l'intention de s'imposer après la prise de contrôle du Liban par les force pro-iraniennes et pro-syriennes.

Le discours d'Obama annonce une ère de ténèbres pour l'Humanité toute entière, une ère de transition où l'esprit de liberté du nouveau gouvernement américain s'est islamisé et tente de s'imposer au peuple américain qui est un ami authentique du peuple d'Israel. La nation américaine est éprise de la Bible et des valeurs morales communes avec Israel dans une Alliance non écrite.

L'administration Obama a capitulé à la loi du glaive de Mahomet et à l'esprit d'intolérance envers les "infidèles chrétiens et juifs". Nous avons entendu les diatribes du Président Obama sur le "peuple palestinien, Chrétiens et Musulmans, humilié par opprimé par l'occupation israélienne". Selon lui, Israel doit céder des territoires de sa patrie reconnus comme le foyer national du peuple juif par le traité de San Remo en 1920 et par le Mandat de la Société des Nations en 1922, que la Grande-Bretagne s'était engagée à appliquer.

Deux Etats, un juif et un arabe, ont été proclamés en violations aux termes du Mandat de la Société des Nations déjà en 1924. Avec l'indépendance du Royaume hachémite de Jordanie, les Arabes de la Terre d'Israel (qui s'étend jusqu'en Jordanie) avaient reçu 75 pour cent des territoires destinés au Foyer national juif. La revendication d'Obama, "deux Etats pour deux nations" n'est que le début de l'érosion de l'Etat d'Israel pour en faire un Etat de tous ses citoyens dans les frontières de l'armistice de 1949, tout en annexant les frontières de la partition de 1947 à la Grande Palestine pour arriver à l'extermination de l'Etat juif dans les frontières d'Auschwitz.
En ce jour, Obama a déclaré la guerre au peuple juif, au sionisme et à l'Etat d'Israel et nous lui disons: Yes, we can too! Nous aussi, nous pouvons préserver notre patrie de sainteté quelque en soit le prix et nous ne nous soumettrons pas à tes diktats!

En ce jour, il faut exiger du Premier Ministre et du Ministre des Affaires étrangères de déclarer haut et fort devant toute l'Humanité que nous ne permettrons jamais de transformer un quelconque territoire de notre Terre historique en un Etat arabe terroriste.

Les constructions, la vie, le culte et la culture juive se poursuivront à Maon, à Penei Hever, à Hebron, au Goush Etzion, à Bet-El, à Ofra, à Gabaon, à Kedoumim et à Jérusalem et nous retournerons très prochainement, avec l'aide de l'Eternel, au Goush Katif dans la Bande de Gaza, à Kadim, à Homesh et à Sa-Nour.

Hors d'ici le livre blanc d'Obama, hors d'ici la soumission des collaborateurs et des partis politiques de la Feuille de route. A la guerre comme à la guerre pour notre Peuple et pour notre Terre – nous ne cèderons sur rien!





* Yossi Blum Halévy a publié une importante recherche sur la Guerre de Yom Kippour dans son livre "Hitkadshout". Il a lui-même combattu dans le Régiment 55 de parachutistes qui libéra Jérusalem en 1967 et qui traversa le Canal de Suez pour encercler la 3ème armée égyptienne en 1973.

vendredi 15 mai 2009

Ne fais point pression sur Israël


"Ne fais point pression sur Israël"
Par les résidents des collines

Traduit par Méir Ben-Hayoun


En vue du voyage officiel du Premier Ministre Binyamin Netanyahou à Washington la semaine
prochaine, les "résidents des collines" ont envoyé cette missive au Président Barak Hussein Obama pour lui demander de ne pas faire pression sur Israël.

Cher Obama

Tu sais certainement que celui qui t'a désigné à être Président est le Roi des rois des rois, le Dieu d'Israël, l'Unique qui gouverne le Monde et conduit l'Histoire de génération en génération.

Tu dois savoir qu'après 2000 ans d'exil, le Saint Bénit Soit-Il rassemble Son Peuple des quatre coins de la terre vers le Pays d'Israël qu'il avait promis à nos Patriarches, Abraham, Isaac et Jacob.

Tu es censé savoir également que le Saint Bénit Soit-Il a créé le Monde comme un seul corps fragmenté en plusieurs éléments (les peuples) et le cœur de ce corps, c'est la Terre d'Israël, Jérusalem, le Temple pour lequel nous prions à sa reconstruction très prochaine.

Tu es censé savoir que les bénédictions, la vie, le bien et tout ce qu'il y a de saint venant de Dieu dans ce monde ne peuvent nous parvenir que par le cœur de ce monde, un cœur parfait, sain et plein de vigueur seulement si la présence divine remplit la Terre d'Israël, seulement si les gens de la Bible sont suffisamment forts et sains sur la Terre de la Bible - seulement alors la bénédiction de Dieu, le bien, la sainteté et le Shalom pourront nous parvenir par le Temple, par Jérusalem, par la Terre d'Israël, par l'Arbre de la vie -pour toutes les nations et toutes les parties du Monde et toutes les branches de l'Arbre de la vie.

Nous voudrions te féliciter et te souhaiter de poursuivre ton mandat bénit comme Président des Etats-Unis d'Amérique sans que tu n'agisses contre la volonté du Tout Puissant et à l'encontre du bien pour le Monde entier. Par conséquent, n'exerces point de pression sur Israël à ce qu'il céde des parties de la Terre que Dieu lui a donnée.

Tu sais dans le plus profond de toi-même que c'est le Saint Bénit Soit-il qui t'a désigné à soutenir Israël, si seulement tu le désires. Préserves-toi donc de faire pression sur Israël à ce qu'il agisse contre la volonté de Dieu en remettant la Terre qui lui a été donnée.

Nous prions à ce tu saches que nous ne sommes point arrivés en ce Monde pour provoquer des guerres mais pour servir le Dieu Un et Unique – et avec toutes les nations ensemble et nous amènerons le Monde entier vers le Shalom authentique selon la Volonté du Tout Puissant.

Quand le Troisième Temple sera érigé, très bientôt, toutes les nations viendront prier à Jérusalem, comme il est écrit: (Isaïe 56, 7) " …Car Ma maison sera dénommée Maison de prières pour toutes les nations".

mardi 5 mai 2009

Le judaïsme de France peut être fier de ses fils et filles en Israël

Le judaïsme de France peut être fier de ses fils et filles en Israël

Par Méir Ben-Hayoun

Il serait judicieux d'atténuer l'image déterministe Juif=victime que l'assassinat d'Ilan Halimi risquerait d'imprimer dans les consciences, surtout peu de temps après les commémorations de la journée de la Shoah. Après cet assassinat atroce, l'affliction du Judaïsme de France dont je suis l'un des fils ne doit l'empêcher de redorer son blason et de s'enorgueillir des ses enfants qui ont réalisé leur Alyah.

Un ami me faisait remarquer que de nombreux francophones et fils d'Olim de France en Israël servent comme soldats et parmi eux, de nombreux officiers à tous les niveaux dans les unités de première ligne de Tsahal comme les régiments de Golani, de Guivati ou des parachutistes. A cet égard, il n'est pas interdit de présager que dans quelques années, le Chef d'Etat major de Tsahal sera peut-être le fils d'une famille francophone.

De nombreux fils de copains francophones sont officiers dans les unités d'élite les plus ardues et c'est très fréquent chez les Olim de France seconde génération. C'est même sans aucune mesure avec leur proportion dans la population générale du pays. Ils sont souvent aussi ce qu'il est convenu de désigner "des Juifs pratiquants".

Les enfants des Olims francophones font preuve d'une motivation et d'un moral qui leur a été insufflé par l'esprit de sacrifice et d'idéalisme sioniste à toute épreuve de leurs parents arrivés dans la vague d'Alyah faisant suite à la Guerre des Six Jours et pendant les années 70 et 80.

Par exemple, le plus haut gradé tué lors d'un raid de commando pendant la 2ème guerre du Liban était le Lieutenant-Colonel Emmanuel Moreno, fils de nos amis Alain et Sylvia Moréno. Alain et Sylvia ont été en France les élèves du Rabbin Léon Ashkénazi, plus connu sous son sobriquet, Manitou, ce géant de l'enseignement du judaïsme d'après la Seconde Guerre mondiale qui cristallisa l'Alyah de France de1967 jusqu'à son décès en 1996.
Emmanuel est né en France en 1970 et est arrivé avec ses parents en Israel à l'âge de deux ans. Il a trouvé la mort au combat contre le Hezbollah à Baalbek au Liban. Il n'avait que 36 ans et a laissé une veuve et quatre enfants. Il était officier supérieur dans la plus prestigieuse et plus secrète des unités d'élite israéliennes, la légendaire "Sayeret Matkal" qu'on pourrait traduire par "l'unité spéciale de l'Etat-major". C'est pour cela que même trois ans après sa mort, Tsahal n'autorise toujours pas à ce que sa photo soit rendue publique.

En tout état de cause, le judaïsme de France peut être fier d'avoir produit en son sein des Olim motivés ayant engendré d'audacieux combattants de qualité qui ont bénéficié de formations militaires des plus sophistiquées et d'expérience au feu. Ces combattants juifs nés dans des familles francophones ont encore pour certains des proches parents en France. Ils ne seront certainement pas indifférents si, Dieu préserve, la situation devait se détériorer de façon encore plus inquiétante pour les Juifs encore en France.

mercredi 29 avril 2009

Quel châtiment pour les assassins d'Ilan Halimi?


Tekoa le 26 avril 2009




Quel châtiment pour les assassins d'Ilan Halimi?

Par Méir Ben-Hayoun


La Communauté juive de France est en état d'alerte à l'approche du procès des assassins d'Ilan Halimi devant s'ouvrir le 29 avril.

Capturé parce que Juif, Ilan a été torturé, supplicié trois semaines durant avant de succomber. On ne peut imaginer la descente aux enfers, la souffrance infinie, l'humiliation de notre malheureux frère Ilan pour qui la mort fut dans de telles circonstances, une libération. Ce crime semble venir d'un autre temps, d'une réalité qu'on croyait révolue et qu'on s'est tant employé à vouloir oublier. Un cas effroyable de recyclage des méthodes de torture de la Gestapo.
L'émotion suscitée par cet assassinat, probablement le plus atroce de ces dernières années en France, s'amplifie suite à la montée des actes antisémites du début de l'année 2009 et des cris de "Mort aux Juifs" par de centaines de milliers de manifestants à travers l'Europe. De surcroit, la crainte de voir le système juridique se laisser aller au laxisme et occulter par lâcheté ces aspects, n'atténue en rien les inquiétudes juives.

Devant la détermination et le sadisme inouïs déployés par les assassins, on ne peut ne pas être interpellé par l'appel au meurtre, par la déshumanisation des Juifs en cette première décennie du troisième millénium.

Personne ne mettra les points sur les "i" quant à cette affaire si les Juifs ne le font pas eux-mêmes. Précurseurs, les Juifs de France ont été novateurs et à l'origine de nombreuses lettres de noblesse qui font l'honneur de la République française; par exemple l'abolition de l'esclavage par Adolphe Crémieux
Aujourd'hui, c'est dans le même état d'esprit d'initiative et de persévérance que les Juifs de France doivent exiger le châtiment qu'il se doit aux tortionnaires d'Ilan Halimi. Ils doivent le faire pour Ilan et l'image de Dieu qui était en lui, pour eux-mêmes en tant que Juifs, et surtout pour la société française qui part à la dérive.

On doit à Robert Badinter, le Garde des Sceaux sous la présidence de François Mitterrand, l'abolition de la peine de mort en France. Monsieur Badinter dont le père fut déporté à Sobibor, s'était littéralement battu comme un lion pour faire abolir la peine capitale et reléguer la guillotine aux oubliettes. On se souvient de ses plaidoiries poignantes en 1976 pour épargner la peine capitale pour Patrick Henry, l'assassin d'un enfant de sept ans.

La nature nazie de l'assassinat d'Ilan Halimi, au nom même des valeurs qui ont motivé des grands hommes comme Robert Badinter à faire abolir la peine de mort, nous accule à réhabiliter celle-ci de façon exceptionnelle et provisoire pour les assassins d'Ilan. C'est avec détermination que les organisations juives de France, avec Monsieur Badinter à leur tête, doivent se mobiliser auprès des législateurs français et européens pour que la peine de mort soit applicable et revendiquée par le Parquet.

Les assassins d'Ilan ne pourront plus faire leur comédie infâme et fanfaronner en assises comme ce fut le cas lors des séances préliminaires au procès. Ce qui a constitué en soit une véritable souillure à la mémoire du défunt, un véritable couteau tourné dans la plaie de la famille d'Ilan. Devant l'éventualité de voir leurs têtes rouler par tête après avoir été sectionnées de leurs corps par le couperet de la guillotine, nombre des assassins d'Ilan risque d'être mieux disposé à se confondre en regrets et supplications pour obtenir la clémence de la cour.

Il ne s'agit pas de donner par là libre cours à un sentiment de vengeance débridé. La notion de justice même ne se mesure pas par la norme d'un châtiment fixé à tel ou tel crime. Il y a des crimes qui sortent de toute norme. Le châtiment doit être l'expression même de la gravité exceptionnelle perçue par ce crime atroce. Par conséquent, réhabiliter la peine de mort et sortir de la naphtaline la guillotine s'impose pour les assassins d'Ilan. Cela doit être le mot d'ordre et de ralliement de la Communauté juive de France, tout controverse mise de côté. Cette dérogation s'impose justement si on désire maintenir l'abolition de la peine capitale.

Non loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan sur le Boulevard Voltaire, le 22 avril dernier, des jeunes Juifs collant des affiches à sa mémoire ont été agressés. Dans des pans entiers de la société française, l'assassinat d'Ilan Halimi n'est pas perçu comme un crime horrible. Une société dans laquelle l'assassinat d'un Juif dans des modalités de crime nazi peut faire l'objet d'admiration est une société condamnée à terme et on ne peut présager de l'état de chaos jusqu'où elle pourrait s'enfoncer. Faire tomber les têtes de Fofana et de ses acolytes est l'expression du sursaut nécessaire pour que la société française puisse se reprendre.

La Communauté juive doit être à la pointe de cette lutte. Elle doit organiser des piquets devant le tribunal, des manifestations géantes avec les formations politiques non-juives partageant ses inquiétudes. Elle doit envoyer des délégations composées de ses personnalités les plus éminentes auprès de l'assemblée nationale, du Sénat, des ministères et du Palais de l'Elysée pour exiger la réhabilitation de la peine capitale de façon exceptionnelle et provisoire. La dignité juive de France, la dignité de la République française et son avenir en dépendent.

Dans ce domaine comme pour d'autres, les Juifs doivent être les précurseurs. Ils doivent être ceux qui voient à long terme et contribuent à la viabilité du pays qui les accueille. Ils doivent le faire avec force et intelligence, sans crainte d'impopularité ou de représailles, comme ils l'ont fait pour faire abolir la peine de mort lorsque ce châtiment était largement répandu et accepté.

En ce qui me concerne, j'ai l'intention de manifester même tout seul devant le Consulat général de France à Jérusalem pour exiger la peine de mort pour les assassins d'Ilan et je remettrai une lettre au consul général à transmettre à l'Elysée. Ceux qui veulent me joindre seront les bienvenus.

En dernier lieu, dans sa mort, Ilan Halimi le jeune Juif au visage radieux, a montré la direction à ses frères et sœurs juifs de France. Il se destinait à venir vivre en Israel, l'ultime étape du grand voyage des Juifs depuis le début de l'Exil il y a 2000 ans. Aujourd'hui, Ilan repose au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem. Lui rendre justice et venir vivre ici est le minimum qui doit être accompli.